Cada esfuerzo por clarificar lo que es ciencia y de generar entusiasmo popular sobre ella es un beneficio para nuestra civilización global. Del mismo modo, demostrar la superficialidad de la superstición, la pseudociencia, el pensamiento new age y el fundamentalismo religioso es un servicio a la civilización…
Examinen fragmentos de pseudociencia y encontrarán un manto de protección, un pulgar que chupar, unas faldas a las que agarrarse. Y, ¿qué ofrecemos nosotros a cambio? ¡Incertidumbre! ¡Inseguridad!
Pero claro, nadie dijo que fuese fácil…
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Me quedo con la segunda parte de la primera cita. El entusiasmo a favor de una ciencia que cuando más se financia y avanza es cuando investiga cómo matar más y mejor a las personas me parece cuando menos triste. Y de ahí, a la segunda cita: los científicos somos, además de mártires, bastante masocas.
¡Ordenadores! ¡Cohetes espaciales! ¡Puentes que no se caen! ¡Medicamentos que funcionan!
“¡Ordenadores! ¡Cohetes espaciales! ¡Puentes que no se caen! ¡Medicamentos que funcionan!” -> pero.. ¿te hacen feliz? ¿te dicen qué hay después de la muerte? ¿saben quiénes somos, a dónde vamos, etc.?
Le aseguro que mi ordenador me proporciona muy buenos ratos. Y si tuviera un cohete espacial… ni le cuento.
Ikke, todo eso es ingeniería, no cienca (si uno quiere ser quisquilloso… y es que en la antigüedad construían puentes con un valor de Pi que era 3, raíz de 10 o similares :-D
La epistemología casi nunca habla de ingeniería, sino de ciencia aplicada o ciencia interesada, en contraposición a “pura”, cuando sólo busca el conocimiento por sí sin preocuparse de si sirve para algo o no. De ahí los pique continuos en las facultades entre las ramas con mayor o menor aplicación en el mundo real, o las bromas entre físicos y químicos.
También hay que desmitificar un poco la ciencia como realización estrictamente moderna. Los primeros grandes científicos, por lo menos de la aplicada, no fueron ni siquiera humanos, sino protohumanos: los que inventaron el fuego (o mejor dicho cómo obtenerlo en cualquier momento), tallar la piedra y tantas cosas más, siempre por el medio de ensayo y error. Y todo el conocimiento de farmacopea clásica existía desde mucho antes de la formulación en papel de lo que es el método científico.
Lo triste es que luego vienen los “humanistas” más despendolados, y se supone que yo soy o debería ser uno de ellos, y dicen que “todo son moderneces” y que la literatura y la filosofía sí que son antiguas compañeras del ser humano. Hay que joderse.
Buf, no empecemos con lo de ciencia vs ingeniería… He visto más de una discusión sobre el tema acabar casi a hostias.
De hecho me abstengo de añadir nada más, siguiendo mi propio consejo.
E os desiludidos:
LE VOYAGE (extratos) –
Baudelaire, Les Fleurs du Mal
http://www.poetes.com/baud/bvoymort.htm
I
Pour l’enfant,amoureux de cartes et d’estampes ,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
Aux yeux du souvenir que le monde est petit!
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers:
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
D’autres, l’horreur de leurs berceaux, [...]
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; coeur légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!
Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, [...]
II
Nous imitons, horreur! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.
Singulière fortune où le but se déplace,
Et, n’étant nulle part, peut être n’importe où;
Où l’Homme, dont jamais l’espérance n’est lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou!
Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie;
Une voix retentit sue le pont:«Ouvre l’oeil!»
Une voix de la hune, ardente et folle, crie:
«Amour… gloire… bonheur!»Enfer! c’est une écueil!
Chaque îlot signalé par l’homme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin;
L’Imagination qui dresse son orgie
Ne trouve qu’un récif aux clartés du matin.
O le pauvre amoureux des pays chimériques!
[...]
III
Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers! [...]
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile!
Faites, pour égayer l’ennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d’horizons.
Dites, qu’avez-vous vu?
IV
«Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et d’imprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.
Les plus riches cités, les plus grands paysages,
Jamais ne contentaient l’attrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux!
[...]
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin!
Nous avons salué des idoles à trompe;
Des trônes constellés de joyeux lumineux;
[...]
V
Et puis, et puis encore?
VI
«O cerveaux enfantins!
Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans l’avoir cherché,
Du haut jusques en bas de l’échelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de l’immortel péché;
[...]
L’Humanité bavarde, ivre de son génie,
Et folle, maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie:
«O mon semblable, ô mon maître, je te maudis!»
Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans l’opium immense!
- Tel est du globe entier l’éternel bulletin.»
VII
Amer savoir, celui qu’on tire du voyage!
Le monde, monotone et petit, aujourd’hui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image:
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui!
Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
Pars, s’il le faut. L’un court, et l’autre se tapit
Pour tromper l’ennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas! des coureurs sans répit, [...]
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,
Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le coeur joyeux d’un jeune passager.
[...]
VIII
O Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l’ancre!
Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons!
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons!
Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte!
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe?
Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau!